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Auteur : Nathan Filer
Nombre de pages : 350
Date de sortie : 28 aout 2014
Édition : Michel Lafon

Résumé :

« Je vais vous raconter ce qui s’était passé, parce que ce sera l’occasion de vous présenter mon frère. Il s’appelle Simon. Je pense que vous allez l’aimer. Vraiment. Mais d’ici quelques pages il sera mort. Et, après ça, il n’a plus jamais été le même. »
Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Par la mort de son grand frère, dix ans auparavant. Par la culpabilité. Par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps…
Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s’en libérer, Matthew dessine, écrit. Il raconte l’enfance étouffée par la perte, la douleur silencieuse de ses parents ; l’adolescence ingrate brouillée par les nuages de marijuana ; la lente descente dans la folie, l’internement… Mais aussi, avec un humour mordant, le quotidien parfois absurde et toujours répétitif de l’hôpital psychiatrique, les soignants débordés, l’ennui abyssal… Et le combat sans cesse renouvelé pour apprivoiser la maladie, et trouver enfin sa place dans le monde.

Mon avis :

J’avais déjà pu aborder une fois l’histoire d’une personne atteinte de maladie mentale et cela m’avait bien plu. J’aime le fait que certains auteurs nous montrent le côté « gentil » des personnes ayant une schizophrénie. La stigmatisation de cette pathologie est assez impressionnante, j’ai pu le voir lors de mon stage en psychiatrie avec des patients schizophrènes dit chroniques (non stabilisés complètement par les traitements). Promis j’arrête de vous raconter ma vie !!

J’ai beaucoup apprécié ce livre, justement car il nous montre l’arrivée de cette maladie, comment elle se développe, tout ça du point de vue de Matt.

Matt est un petit garçon très proche de son grand frère, Simon, mais ce dernier est atteint d’une maladie. Très rapidement on apprend le décès de Simon, la vie de Matt bascule. Sa mère décide de lui faire l’école à la maison, Matt est coupé de ces petits camarades et surprotégé par sa maman principalement.

Ce petit garçon, qui pour ma part m’a touchée dès les premières pages, il est très attachant et on arrive complètement à s’identifier à lui. Il est ce qu’il y a de plus « normal » chez un jeune enfant vivant en famille.

On voit son personnage évoluer, avec l’apparition des différents symptômes et comportements. Ses combats contre sa maladie, sa famille, le système de soins…

La plume de l’auteur est agréable, il ne faut cependant pas s’attendre a beaucoup d’actions 😉 L’expérience personnelle de l’auteur, ancien infirmier en soins psychiatriques, ressort considérablement et c’est très sympa.

Ma note : 4/5

 

un grand merci à Titou pour la correction 🙂

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